Archives mensuelles : novembre 2010

Encore une écharpe !!!

Mais, en fait, je n’en ai jamais assez,

des écharpes et des « machins » à enrouler autour du cou !

Et puis avec toute la neige annoncée, il ne faut pas que je sois prise au dépourvu… (ce serait étonnant, selon les hommes de la maison…)

Laine de chez Emmaüs, tricotée en jersey et mousse, des restes assortis pour la bordure au crochet et la fleurette.

Elle est à peine assez large (je n’avais plus de laine), mais elle est très longue (minimum 3-4 tours de cou).

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le bdd36 sur la touche !

Gros soucis avec notre petit père Macintosh ces jours-ci…

Le blog va donc rester sur la touche pour un petit moment, le temps que son réparateur attitré trouve son problème et éventuellement le corrige.

Et comme le-dit réparateur va partir pour deux semaines de boulot au loin…

Drôle de cadeau de (presque) Noël !

 

Le bon côté, c’est que je n’irai pas traîner sur le Net ; d’ailleurs, mes cadeaux de Noël ne sont pas terminés…

Déco Cubiste : prototype de Noël…

Tout est parti de deux torchons de collectivité en gros drap de coton, torchons neufs mais que la révolution du tout hygiénique a banni des écoles depuis longtemps.

Souvenez-vous (pour les plus âgés… !) de ces torchons cousus en « tube », suspendus à une barre de bois, et qu’on pouvait faire tourner pour avoir une chance d’accéder à un morceau non mouillé, non sale…. pour s’essuyer les mains !

Ces deux torchons, donnés par une collègue, m’ont donné une idée de déco, et j’ai commencé mon découpage…

J’ai utilisé du papier transfert pour imprimante, pour décorer quelques carrés ;

Pour le rembourrage, divers matériaux de récup : tissu, mousse… découpés en petits morceaux ;

Et voici le « prototype » d’une série, que je vais décliner de diverses manières, en y associant pour certains des carrés de tissu de couleur.

Affaire à suivre… (encore une !)

*****

En parlant d’affaires à suivre, j’en ai plein,

mais peu de temps pour les réaliser (travail à plein temps ces semaines-ci), pas de temps pour les photographier, faire les articles….

PFFFF les fins d’année sont toujours TROP chargées !

Ce blog est donc un peu désert et j’en suis désolée…

Goncourt 2010, un bon cru ?

La carte et le territoire

de Michel Houellebecq

Editions Flammarion, 2010

 

Alors, d’entrée, j’assume : moi, bibliothécaire de mon état, je n’avais jamais lu en entier un roman de Michel Houellebecq.

Voilà, c’est dit (oui, je sais, c’est à la limite de la faute professionnelle, mais bon, je suis loin d’être parfaite…)

Mini résumé de l’intrigue, pour ceux qui n’ont rien lu-vu-entendu depuis septembre : la vie d’un artiste photographe-peintre, Jed Martin, entre fiction, réalité et science-fiction, le milieu des « people » parisiens et le monde de l’art, avec en vedette invitée de ce roman, l’écrivain Michel Houellebecq en personne.

Je n’en dis pas plus, il y a déjà eu trop de critiques, avis, articles, dans la presse et sur le net.

Finalement, je suis plutôt agréablement surprise par « la carte et le territoire » . J’avais essayé de lire « Plateforme », renoncé, essayé « les particules élémentaires », renoncé…

Là, je me suis laissée prendre par l’intrigue (même si elle fléchit par moment, et même si la 3ème partie, pourtant intéressante, parait artificiellement greffée sur le reste).

J’ai aimé le cynisme des descriptions, le mélange « vrai/faux » dans l’intrigue, la critique de la société de consommation…

Ce roman est finalement assez difficile à décrire et à « cataloguer », comme l’écrivain lui-même apparemment.

Je pense que ce prix Goncourt n’est pas usurpé, il récompense en tout cas une œuvre originale, au moins sur la forme et l’écriture (le sujet est finalement assez secondaire face au traitement qui en est fait), ce qui n’est pas toujours le cas des prix littéraires.

A découvrir… (pour celles et ceux qui, comme moi, auront attendu 2010 pour lire Houellebecq ! )

 

Etagères à tableaux

Suite de l’aménagement de la cuisine

Comme Monsieur rechigne à faire des trous dans notre enduit « tout beau », et comme de toute façon, je n’aime pas les accrochages trop définitifs, il nous fallait  un système pour mettre au mur nos différents cadres et tout ce que nous souhaiterons y exposer.

Mais un système qui permette de changer de décor rapidement et SANS autres trous dans les murs.

Je voyais bien trois étagères très fines, en bois, aux fixations invisibles, disposées de manière asymétrique sur le mur laissé libre au-dessus de la cheminée.

Comme mon technicien en chef a validé l’idée, à lui de la mettre en œuvre ensuite !

(si j’ai pas de la chance, hein…)

Et c’est là que j’admire à chaque fois son ingéniosité !


Voici les trois étagères en place.

Pour ce que l’on va y exposer, ma foi, cela risque fort de changer régulièrement, c’est fait pour ça, d’abord !

Là, les « ancêtres » qui étaient stockés sur un haut d’armoire (les « pôvres » ! Y’a plus d’respect !) sont descendus de leur perchoir pour faire la photo, étrenner les étagères et éprouver leur solidité, mais ils ne vont pas y rester… Pas à leur place dans la cuisine !

Je voudrais plutôt y mettre des cadres de différentes couleurs (j’ai customisé toute une série de cadres chinés l’été dernier).

Affaire à suivre…

(au passage, sur la photo, vous remarquerez le vieux coffre à bois des familles, ressorti lui aussi des antiquités stockées. Il est resté « dans son jus », car sa couleur rouge sombre est « tout pile » bien à notre goût. Il a juste gagné des roulettes pour la commodité)

Jupe reloockée n°2

Encore une jupe en lainage de chez Emmaüs, mais en tissu gris chiné.

Bien à porter telle quelle, mais plus originale avec une déco noire, tout le long du bas de la jupe.

Je voulais mettre un ruban noir, mais je n’en avais pas sous la main et je ne voulais RIEN dépenser pour la customiser.

Alors j’ai pris un crochet n°2, du coton noir et hop, une looooonnngue chaînette, un aller-retour de chaque côté en mailles coulées, et voilà mon ruban.

Il ne restait plus qu’à le mettre en forme, à l’aide d’épingles, et à le coudre (à la main…) tout autour de la jupe.

J’aime bien le résultat, et c’est déjà pas mal !!!

Dieu voyage toujours incognito

Dieu voyage toujours incognito

de Laurent Gounelle

Editions Anne Carrière, 2010

Alan, 24 ans, est en équilibre sur une poutrelle du 2ème étage de la Tour Eiffel : il a décidé de se suicider, car son existence est vide et solitaire.

Il se remémore son enfance entre une mère accaparante et un père nourricier alcoolique (il ne connaît pas son vrai géniteur), des études de comptabilité inintéressantes aux États-Unis, son retour en France et son travail dans un cabinet de recrutement (vaste plaisanterie selon lui), sa rencontre avec Audrey, qui le quitte sans explications…

Un homme surgit près de lui et lui propose un étrange marché : il va aider Alan à trouver le bonheur, à remettre de l’ordre dans sa vie, mais à une condition : il devra faire TOUT ce qu’il lui dira, et s’y engager sur sa vie.

Alan accepte, un peu pris au dépourvu finalement, et piqué aussi par la curiosité.

Car ce Monsieur Dubreuil, riche, intelligent, bien sous tous rapports, reste très mytérieux : quelles sont ses motivations ?

Je n’en dirai pas plus, car il y a un suspense qui se maintient tout au long du livre.

Mais ma grande surprise en lisant ce roman (car il s’agit bien d’un roman) a été de m’apercevoir que ce n’était pas QU’UN roman.

L’auteur, que je ne connaissais pas avant ce livre (ben oui, une lacune dans mon métier !), est un spécialiste du développement personnel et a déjà écrit « l’homme qui voulait être heureux » sur le même principe, livre devenu un best-seller.

A côté de l’intrigue, l’auteur prodigue, par l’intermédiaire des héros, des conseils sur le comportement, les conduites à tenir en cas de conflit, les manières de gouverner sa vie, ou du moins de s’arranger du quotidien en en tirant le maximum.

Bien souvent, ce qui ne nous plait pas dans notre vie, peut être modifié, pas forcément radicalement, mais en tout cas, il nous démontre que tout n’est pas écrit sans nous et que chacun a la possibilité de mieux vivre sa vie. Notre comportement induit bien souvent ce qui nous arrive, et non l’inverse.

Être, c’est accepter ce que nous sommes, avec nos différences, et non être ce que les autres attendent de nous.

C’est beaucoup mieux expliqué dans le roman, sans être « lourd » une seule seconde.

Très intéressant, ce roman donne envie de le relire en notant des passages importants, comme un livre de chevet, car, bien sûr, devenir « acteur de sa vie » ne s’apprend pas en une fois, mais nécessite un long apprentissage et un changement de nos habitudes.

Pour l’originalité et la force qu’il dégage,

ce roman est un « coup de coeur ».