Le week-end dernier, c’était Bandes Dessinées !

J’ai pioché parmi les dernières reçues à la bibliothèque, et je ne suis pas mécontente de mon choix.

Des suites, d’abord :

Des gens honnêtes

de Christian Durieux et Jean-Pierre Gibrat

Editions Dupuis (Aire Libre), 2010 (2009 pour le volume 1)

La chronique douce-amère d’une tranche de vie aujourd’hui.

A 53 ans, Philippe perd son travail et son épouse le quitte. C’est le début d’une descente aux enfers, entre ses deux grands enfants qui vivent leur vie, ont leurs propres problèmes, mais le soutiennent, la grand-mère à qui on ne dit rien, le bon copain qui d’ailleurs n’en est peut-être pas vraiment un…

Dans le 2ème volume, on voit Philippe reprendre du poil de la bête. Il s’occupe de son petit fils, se découvre un nouvel ami libraire érudit et amateur de grands crus (des pages savoureuses sur les déclamations d’œuvres littéraires, arrosées de bon vin !), et va, peut-être, se trouver un nouvel emploi.

Une BD sympathique, où les gens, leur vie sont au chœur de l’intrigue.

C’est très agréable, généreux et humain, tout simplement.

*****

Silex and the city

volume 1 et 2 (Réduction du Temps de Trouvaille)

de Jul

Editions Dargaud, 2009-2010

Non, non, à la Préhistoire, les préoccupations n’étaient pas seulement la chasse et la survie.

Les « préhistoriques » « pensaient » aussi, la preuve en BD, en suivant les péripéties de la famille Dotcom.

Blog, le père, est prof de chasse, et sa femme Spam est prof de préhistoire-géo en ZEP (zone d’Evolution Prioritaire).

Leurs deux ados, Web la fille et Url le fils, ont, bien sûr, les mêmes préoccupations que les ados d’aujourd’hui : fashion-victim ou alter-darwiniste radical (anti-fourrure, anti-chasse, anti-feu, anti-tout, quoi…)

Des jeux de mots, des anachronismes, des trouvailles rigolotes ou plus convenues. Tout n’est pas « génial », il y a quelques « facilités » et gags répétitifs, mais l’ensemble se laisse lire sans déplaisir.

*****

Les Bidochon n’arrêtent pas le progrès

de Binet

Editions Fluide Glacial, 2010

Dans ce volume (le 20ème !), Robert Bidochon est « accro » aux gadgets à la mode : la cheminée réversible, le pousse-bouchon, le ramolibeur, le cric gonflable, le simulateur de présence, l’oreiller cervical, ou bien l’oreiller anti-rides… ils les a tous !!!!

Et bien sûr, cela ne fonctionne pas toujours parfaitement….

Une mention spécial au « poivrier éclairant », prétexte aux meilleurs gags de l’album (et clin d’oeil familial…)

J’avais été très déçue par le volume précédent, les Bidochon internautes, qui ne faisait pas vraiment rire. Dans cet album, j’ai retrouvé le « mordant » des Bicochon d’il y a quelques années.

Un assez bon cru, donc.

*****

Puis de nouvelles séries :

Back in town, volume 1 : gloire aux trottoirs !

de Baraou et Hubesch

Editions Dargaud (Poisson Pilote), 2010

Après 5 années passées à la campagne (le « retour à la terre » des bobos…), un couple de Parisiens et leur petite Mona revient habiter dans la capitale.

Finie la corvée de la tondeuse, finies les crottes de mouches sur les vitres, finis le ménage en grand et la boue sur les chaussures…

Même l’appart minuscule qu’ils parviennent à se dégotter, la pollution et le bruit leur paraissent divins et rien n’entame leur enthousiasme de se retrouver au « coeur » de la vie citadine.

Une BD qui est le pendant du « Retour à la terre » de Ferri et Larcenet, que j’avais adoré (ICI).

Bien vu sans être caricatural (ah ! le passage des 200 m2 habitables, sur 3000 m2 de terrain, au 3 pièces en location pour le même prix !), rigolo, la petite Mona qui découvre avec candeur la « diversité » à l’école…, une BD prometteuse.

*****

Bienvenue, volume 1

de Marguerite Abouet

Editions Gallimard (Bayou), 2010

La vie de Bienvenue (ah ! quel prénom ridicule selon sa propriétaire !), jeune étudiante aux Beaux Arts à Paris, entre sa cousine et colocataire Lola, ses voisins de toutes nationalités, ses copines, ses petits boulots pour boucler les fins de mois, et  sa mère, un peu envahissante…

Bienvenue, une jeune fille décidée, qui sait ce qu’elle veut, mais est quand même très soucieuse des autres et généreuse de son temps, au milieu d’une foule de personnages de tous horizons.

La dernière œuvre de Marguerite Abouet, jeune auteure-illustratrice d’origine ivoirienne, après « Aya de Yopougo » et Akissi (deux BD très intéressantes qui se passent en Afrique).

Bienvenue a d’ailleurs beaucoup de ressemblances avec Aya, du point de vue du caractère, même si l’une est blanche et l’autre noire.

La disponibilité aux autres, la gentillesse, la détermination n’ont pas de couleur pour les héroïnes de Marguerite Abouet.

Une lecture qui donne la PÊCHE !

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