Dieu voyage toujours incognito

Dieu voyage toujours incognito

de Laurent Gounelle

Editions Anne Carrière, 2010

Alan, 24 ans, est en équilibre sur une poutrelle du 2ème étage de la Tour Eiffel : il a décidé de se suicider, car son existence est vide et solitaire.

Il se remémore son enfance entre une mère accaparante et un père nourricier alcoolique (il ne connaît pas son vrai géniteur), des études de comptabilité inintéressantes aux États-Unis, son retour en France et son travail dans un cabinet de recrutement (vaste plaisanterie selon lui), sa rencontre avec Audrey, qui le quitte sans explications…

Un homme surgit près de lui et lui propose un étrange marché : il va aider Alan à trouver le bonheur, à remettre de l’ordre dans sa vie, mais à une condition : il devra faire TOUT ce qu’il lui dira, et s’y engager sur sa vie.

Alan accepte, un peu pris au dépourvu finalement, et piqué aussi par la curiosité.

Car ce Monsieur Dubreuil, riche, intelligent, bien sous tous rapports, reste très mytérieux : quelles sont ses motivations ?

Je n’en dirai pas plus, car il y a un suspense qui se maintient tout au long du livre.

Mais ma grande surprise en lisant ce roman (car il s’agit bien d’un roman) a été de m’apercevoir que ce n’était pas QU’UN roman.

L’auteur, que je ne connaissais pas avant ce livre (ben oui, une lacune dans mon métier !), est un spécialiste du développement personnel et a déjà écrit « l’homme qui voulait être heureux » sur le même principe, livre devenu un best-seller.

A côté de l’intrigue, l’auteur prodigue, par l’intermédiaire des héros, des conseils sur le comportement, les conduites à tenir en cas de conflit, les manières de gouverner sa vie, ou du moins de s’arranger du quotidien en en tirant le maximum.

Bien souvent, ce qui ne nous plait pas dans notre vie, peut être modifié, pas forcément radicalement, mais en tout cas, il nous démontre que tout n’est pas écrit sans nous et que chacun a la possibilité de mieux vivre sa vie. Notre comportement induit bien souvent ce qui nous arrive, et non l’inverse.

Être, c’est accepter ce que nous sommes, avec nos différences, et non être ce que les autres attendent de nous.

C’est beaucoup mieux expliqué dans le roman, sans être « lourd » une seule seconde.

Très intéressant, ce roman donne envie de le relire en notant des passages importants, comme un livre de chevet, car, bien sûr, devenir « acteur de sa vie » ne s’apprend pas en une fois, mais nécessite un long apprentissage et un changement de nos habitudes.

Pour l’originalité et la force qu’il dégage,

ce roman est un « coup de coeur ».

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