Archives mensuelles : février 2011

La Petite fille de Bois-Caïman

La Petite fille de Bois-Caïman (2 volumes)

de François Bourgeon

Editions 12Bis, 2009-2010

25 ans après la parution des 5 volumes de sa série BD « Les Passagers du vent », François Bourgeon a donné une suite à l’histoire de l’héroïne, Isa.

Le sud des Etats-Unis, au temps de la fin de l’esclavage, à une époque où se mélanger, pour les Noirs et les Blancs, était encore un crime…

C’est toujours aussi chouette, l’histoire se tient en 2 tomes, mais l’idéal est de (re)lire les volumes précédents, qui avaient, déjà à leur époque, fait date.

Un « incontournable », comme on dit, de la BD, à lire absolument !

Terrienne

Terrienne

de Jean-Claude Mourlevat

Editions Gallimard, 2011

Anne, 17 ans, recherche sa soeur.

Gabrielle, sa grande soeur adorée et complice, qui a disparu depuis plus d’un an, au lendemain de son mariage avec l’étrange Jens, qu’Anne n’a jamais apprécié…

Gabrielle, dont elle vient de recevoir un appel au secours étrange et angoissant, par l’intermédiaire d’un message sur les ondes de sa radio…

Alors elle part à sa recherche, un peu au hasard, avec de maigres indices, et va entrer dans un monde parallèle et angoissant, où les humains avec leur respiration, leurs émotions, sont une menace pour les habitants…

Virgil, un vieil écrivain en panne d’inspiration, va l’aider dans sa quête, ainsi que Bran, un attirant hybride…

Je n’en dis pas plus sur ce roman qui flirte dès le début avec le fantastique, voire même la science-fiction, tout en défendant de belles valeurs humaines : le droit à la différence, à l’amour, à l’amitié, à la liberté.

Un univers très particulier, original, un peu triste et grave, de beaux personnages, en évolution, toujours la belle écriture de Mourlevat. Intéressante aussi, la fin, totalement ouverte.

Un roman à partir de 14 ans, qui devrait, comme les précédents de l’auteur (la rivière à l’envers, le combat d’hiver, le chagrin du roi mort…), rapidement trouver son public.

Pique et piques…

Mais qu’est-ce qu’elle fabrique ?

Et bien, des épingles pour assembler et coudre un tricot de « feignante »

(c’est à dire un ouvrage tricoté avec des aiguilles n°9 ou plus…, c’est tout moi, ça).

Eh oui, allez assembler un tricot à laaaarges mailles avec de simples épingles de couture… ça ne tient pas.

Ma mère utilise des piques à bigoudis en plastique, c’est parfait, mais… je n’ai pas de bigoudis !!!

Il existe de belles épingles en bambous, mais qui coûtent un bras, et qu’il m’aurait fallu, me connaissant, TOUT DE SUITE !

Alors, une idée de débrouille : des piques cure-dents, des perles, un peu de colle, et ça peut faire l’affaire !

L’idéal serait de poncer finement et vernir les piques, qui ont tendance à faire des échardes…

Mais ça ira bien pour ce tricot, à vous montrer bientôt…

France 80

France 80

de Gaëlle Bantegnie

Editions Gallimard (l’Arbalète), 2010

Comme son titre l’indique, c’est la France des années 80…

On y suit, en parallèle, le destin de Claire, ado pas très bien dans sa peau, d’une famille moyenne de Loire-Atlantique, et celui de Patrick, VRP à la Franck Dubosc de Camping, qui vend des abonnements à la toute nouvelle chaîne Canal +.

Deux vies qui ne se croiseront pas, mais qui seront pour le lecteur l’occasion de (re)découvrir (selon leur âge), les us, coutumes et marques de ces années-là.

Ce n’est pas désagréable à lire, mais, mis à part le côté « nostalgie » (ah, c’est vrai, les barres Raider maintenant débaptisées…), l’intrigue est assez mince, les héros ne m’ont pas convaincue totalement de les suivre, et l’énumération systématique des marques de l’époque est souvent lassante. Pourtant, certains passages font mouche, dans leur critique acerbe des classes moyennes.

J’avais vu de bonnes critiques, mais je suis un peu déçue. Les années 80 de ce livre paraissent bien tristounes…

Intermède crocheté

Parce qu’on en voit partout,

Parce que tout fait, cela vaut bien trop cher,

Parce que c’est rigolo,

Parce que cela ne sert strictement à rien,

Pour le plaisir des yeux,

Pour le côté récup de rien du tout,

Pour le côté insolite,

Parce que, même si cela n’a rien à voir, cela me rappelle le land art (que je n’ai plus le temps de pratiquer…),

 

Petit essai de galet crocheté pour l’hiver…

Galet des Côtes d’Armor,

« Emmitouflage » totalement improvisé

Je recommencerai à l’occasion, mais je crois que je crochèterai plus serré, c’est un peu lâche.

A venir, du tricot…

Littérature de jeunesse

Odd et les géants de glace

de Neil Gaiman

Editions Albin Michel (Wiz), 2010

Une bonne surprise pour moi, qui suis un peu rassasiée des histoires fantastiques et autres quêtes para-normales : un court roman (en un seul tome, en plus !) et qui se lit avec plaisir.

Odd, orphelin de père et boiteux, s’enfuit de son village où il n’est pas accepté. Il va rencontrer un ours, un renard et un aigle, qui ne sont autre que des dieux bannis, changés en animaux par les Géants des glaces.

Odd va les aider à retrouver leur royaume des glaces…

Un mélange de fantastique et de mythologie nordique parfaitement réussi, accessible à des lecteurs à partir de 10 ans.

Il n’est donc pas de la même trempe que « Coraline » et « l’Etrange vie de Nobody Owens » (que j’avais beaucoup aimé), romans du même auteur mais pour un lectorat plus âgé.

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Derrière la porte

d’Ingrid Olsson

Editions La Joie de Lire (Encrage), 2010

Karl vit avec sa mère et son petit frère. Il n’a pas d’ami, et sa vie au collège ne  le passionne pas du tout.

Il y a bien sa voisine, une jolie fille de son âge, qui joue de la guitare dans un groupe de rock, qu’il épie derrière la porte et qu’il suit à distance dans l’escalier, à défaut de l’aborder…

Orphelin de père, Karl est surtout très proche de sa grand-mère, une femme à la forte personnalité.

Mais la grand-mère de Karl est malade, et elle va mourir…

Un roman qui se lit d’une traite, en une succession de chapitres très courts (souvent  moins d’une page), comme de petites touches pour avancer et franchir une étape difficile.

Un roman de bonne tenue, pour les amateurs d’histoires intimistes.

Le dernier joujou de la maison…

Cela faisait longtemps que je me demandais si c’était un gadget inefficace ou bien si c’était vraiment utile…

J’ai sauté le pas !

le pêle et coupe-pommes quasi-industriel !

Acheté sur le marché,

testé la semaine dernière pour un crumble,

j’ai récidivé pour de la compote hier !

Entre temps, il y a eu tous les garçons de la maison qui ont aussi joué avec, et mangé des pommes !!!

Et n’empêche, ça fonctionne plutôt bien, même sur des pommes non calibrées, et les restes ne sont vraiment pas énormes.

Et puis, il a un petit look « rétro » très rigolo !

 

Spéciale dédicace à JP, grand mangeur de pommes (dans leur intégralité !) devant l’Eternel :

« Ne regarde pas, tout ce gaspillage de pelures et de trognons va te rendre malade !!! »