Lectures d’avril…

Les Radley

de Matt Haig

Editions Albin Michel, 2010

Peter, médecin, et sa femme Hélène, mènent une vie paisible dans un petit village d’Angleterre.

Avec leurs deux ados, Rowan et Clara, ils forment une famille sans histoire.

Enfin… presque.

Car les Radley ne sont pas comme les autres. Même s’ils le cachent à tout le monde (y compris à leurs enfants), les Radley sont des vampires.

Oui, oui, des vampires, avec tous les désagréments que cela comporte pour eux qui souhaitent plus que tout vivre comme des gens normaux : ils souffrent de sévères allergies à la lumière, d’une carence en fer et provoquent une peur panique chez les animaux.

Le jour où Clara, agressée par un ado violent, retrouve ses instincts cachés sans le savoir et tue son agresseur, c’est la panique dans la famille…

Les histoires de vampires, ce n’est pas mon truc, en principe. Mais ce roman est plutôt bien fichu, c’est une excellente parodie du genre. Loin des romans à l’eau de rose façon Twilight, c’est une chronique familiale, sociale, mâtinée de roman policier. Les personnages sont bien campés et leurs relations finement analysées.

Un bon divertissement, original.

*****

Les Vacances d’un serial-killer

de Nadine Monfils

Editions Belfond, 2011

En Belgique, la famille Destrooper part en vacances, au bord de la mer du Nord.

Il y a Alphonse le père, le roi des « boulettes sauce lapin », Josette  la mère au cœur de midinette, Steven et Lourdes les deux ados glandeurs, et Mémé Cornemuse, la grand-mère acariâtre, qui impose sa présence et celle de son inénarrable  caravane.

En chemin, la caravane va se détacher, la famille va croiser un serial-killer et l’hôtel se révèlera miteux…

Un roman à l’humour noir, très noir, aux péripéties rocambolesques et exagérées (excessives ?), des personnages caricaturaux…

Je garde un souvenir mitigé de cette lecture que j’attendais avec impatience pour l’histoire décalée qu’elle proposait.

J’ai très moyennement adhéré à cette intrigue outrancière. Il y a quelque chose, le style est bien déjanté, mais une grivoiserie un peu trop systématique m’a gêné.

Trop finit par lasser et je n’ai pas souvent souri…

*****

Le Cherche-Bonheur

de Michael Zadoorian

Editions Fleuve Noir, 2010

Le meilleur pour la fin…

Ella et John, plus de 150 ans à eux deux, partent avec leur camping-car, le Cherche-Bonheur, pour ce qui doit être leurs dernières vacances.

Ella est atteinte d’un cancer en phase terminale et John a la maladie d’Alzheimer.

Contre l’avis des médecins et de leurs deux enfants, ils partent de Détroit, prennent la mythique Route 66 pour atteindre la Californie et Disneyland, leur destination finale.

Loin de tout pathos, ce road movie nous emmène à travers l’Amérique, avec deux héros attachants.

Des passages très drôles, d’autres plus tristes mais jamais larmoyants, de belles descriptions, de la psychologie, une réflexion sur le sens de la vie, de la mort : au final un roman sympathique, touchant et plein de tendresse, que je recommande.

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