Lectures de ces dernières semaines

Photo de groupe au bord du fleuve

d’Emmanuel Dongala

Editions Actes Sud, 2010

Une tranche de la vie de Mereana, jeune femme congolaise pleine de ressources et de courage, et qui va devenir, un peu malgré elle, la meneuse d’un mouvement contre l’oppression et la corruption de son pays, et pour une meilleure condition des femmes africaines…

A force de casser des cailloux au bord du fleuve pour quelques poignées de pièces qui les sauvent tout juste de la misère, ces mères-courage vont trouver la force de prendre leur destin en main, solidaires dans l’adversité.

C’est beau, triste, gai, truculent à la manière du parler africain.

Un beau roman d’espoir.

*****

Rosa Candida

d’Audur Ava Olafsdottir

Editions Zulma, 2011

Le jeune Arnljotur, 22 ans, quitte la maison familiale pour aller s’occuper d’un jardin mythique dans une abbaye lointaine.

Il a dans son sac, 3 précieuses boutures de la Rosa Candida, la rose à 8 pétales, variété amoureusement cultivée par sa mère décédée. Ces boutures sont le symbole de son amour pour sa mère, pour les plantes et le début de sa nouvelle vie.

Car Arnljotur, s’il part seul, va retrouver Anna, avec qui il a eu une petite fille « par accident », Flora Sol. Une petite fille qui est aussi tout un symbole…

J’ai eu un peu de mal avec ce roman, au début. Le héros, l’écriture, sont difficiles à cerner. On ne sait où le récit veut en venir…

Et puis, on se prend d’un attachement sans borne pour ce jeune homme original, sympathique, plein de bonne volonté et d’amour pour sa petite fille.

C’est difficile à résumer : il y a l’amitié, les rencontres, l’amour, la nature, le souvenir, l’initiation à une vie nouvelle, pleine de promesses et d’incertitudes.

Tout n’est pas rose, mais la vie est si belle…

Un « COUP DE CŒUR » pour cet « écrivaine » islandaise, dont c’est le premier roman traduit en Français.

*****

Le confident

d’Hélène Grémillon

Editions Plon, 2010

Un livre qui se dévore, une histoire de vies manquées et brisées pendant et après la 2ème guerre mondiale, de multiples fausses-pistes et rebondissements, qui égarent et ferrent le lecteur jusqu’à la fin.

Une belle histoire, et pourtant j’ai trouvé ça moyennement bien écrit. Dommage, car on se laisse vraiment emporter par l’intrigue.

*****

Instructions pour sauver le monde

de Rosa Montero

Editions Métailié, 2011

Un livre difficile à décrire (surtout que je l’ai lu il y a plusieurs mois), où la violence et le malaise sont partout.

De multiples personnages, aux histoires parallèles, et qui vont se croiser.

Une « théorie scientifique » sur les coïncidences, des lieux sordides… De la douleur, des rédemptions

Une écriture magnifique.

Un livre  que je n’ai pas forcément « adoré », mais qui m’a fait grande impression, et durablement.

Deux liens vers des blogs qui en parlent bien mieux que moi, Lignes e-lignes et Cunéipage

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La Fête du siècle

de Niccolo Ammaniti

Editions Robert Laffont, 2011

Il y a quelques années, j’avais lu « Je n’ai pas peur« , du même auteur, et j’avais eu un vrai coup de cœur.

Dans l’Italie d’aujourd’hui, décrite en pleine décadence, une bande d’illuminés, les Enragés d’Abaddon, va tenter un « coup » médiatique pour prouver au monde entier (et à eux-mêmes surtout) qu’ils sont bien les plus sataniques de tous les  sataniques.

L’idée : saboter la méga-fête d’un magnat de l’immobilier, dans le parc de la Villa Ada, à Rome, en enlevant et sacrifiant la star de la pop qui doit clôturer cette « fête du siècle », où va converger tout le gratin médiatique italien.

Au milieu de tout ça, un écrivain en panne d’inspiration, et d’autres personnages bien « barrés »…

Au final, un roman complètement déjanté, sur un monde qui l’est à peine moins…

Vraiment pas mal du tout !

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Jack Rosenblum rêve en Anglais

de Natasha Solomons

Editions Calmann-Lévy

Jack Rosenblum a immigré en Angleterre lors de l’arrivée des nazis en Allemagne, avec sa femme Sadie et sa petite fille Elizabeth.

Indécrottable optimiste, il va s’acharner à devenir « un bon Anglais », selon les principes du livret qui leur a été délivré à leur arrivée, et selon tout un tas d’autres principes qu’il va édicter lui-même.

Toujours tourné vers l’avenir et les autres, contrairement à sa femme qui a plus de mal à oublier leur douloureux passé, Jack a décidé, envers et contre tous, de construire un golf dans sa propriété du Dorset. En effet, un bon Anglais est un Anglais golfeur…

Humour, humanisme, joies et peines, ce roman, inspiré de la vie des grands-parents de l’auteur, est un bijou, touchant tant par l’histoire que par la naïveté du personnage principal, si attachant.

Un « coup de cœur » !

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