Archives mensuelles : octobre 2012

Land Art, le retour…

Un jardin peu productif cet été,

un temps de loisir qui file à la vitesse de l’éclair,

et donc pas de LAND ART depuis longtemps…

Alors juste pour le plaisir,

à la vue de ce légume peu commun,

et avant qu’il ne passe à la casserole…

Un petit ajout…

La touche finale…

Bonhomme Carotte, land art fruits et légumes !

(seule la poire ne vient pas du jardin, mais elle avait ce petit défaut parfait qui lui sert de nez !…)

 

Le noeud invisible : le tuto !

J’ai montré sur ce blog, il y a quelque temps, des bricolettes « bois flotté et coton » (clic-clic ICI)

J’avais utilisé la technique du nœud invisible, et j’avais promis un TUTO.

Le voici enfin !

Mais d’abord, rendons à César ce qui lui appartient :

cette technique m’a été expliquée, démonstration à l’appui, par « l’Homme de la maison »,

souvent appelé sur les blogs le DH (Dear Husband), ou « l’HOMME« , le « Chéri », etc !

Bref, il est question ici de celui qui supporte et soutient (quelquefois de manière goguenarde…)

mes délires, bricolages, idées et lubies de toutes sortes, avec le bazar envahissant qui va parfois avec !

Pour ce truc génial et pour tout le reste, je le remercie !

(Il n’a certainement pas inventé cette technique, mais pour moi, c’est tout comme 🙂 !)

Bon, les choses sérieuses…

Cette technique est valable lorsque l’on veut enrouler du fil, de la laine, de la ficelle, du fil de scoubidou, etc…,

de manière très serrée, pour décorer ou cacher une finition, un objet quelconque.

Mon exemple, pour son côté pratique, porte sur un morceau de bois flotté, enroulé de coton.

Faire une boucle le long du morceau de bois.

Cette boucle doit être au moins un peu plus longue que la surface à recouvrir de fil, vous allez comprendre pourquoi.

Commencer à enrouler le fil bien serré, en allant de droite à gauche (vers la boucle).

Continuer à enrouler, jusqu’à la longueur désirée.

Couper alors le fil. Bien vérifier la tension du fil enroulé. Cela doit être serré, pas lâche, pour une jolie finition.

C’est facile sur du bois, le fil s’accroche un peu, idem sur du tissu (vous verrez plus bas) ;

ce doit être plus compliqué sur du verre, ou du plastique car cela glisse. Je pense qu’il faut alors mettre un peu de colle sur le support…

Passer alors le fil que l’on vient de couper (l’extrémité qui a servi pour enrouler), dans la boucle.

D’où la nécessité de faire au départ une boucle assez longue…

Tirer alors sur l’extrémité du fil de droite. La boucle se raccourcit, emprisonnant le fil de gauche.

Tirer alors aussi sur le fil de gauche, de manière à ce que le nœud se trouve au ras de l’enroulement.

Puis, tirer sur les deux fils en même temps.

Le noeud se retrouve alors sous le fil enroulé. Tirer encore les deux fils, de façon que le nœud se retrouve bien au milieu, dessous.

Rectifier un peu les fils à gauche (cela a tendance à les entrainer), afin que l’enroulement soit bien égal.

Il vous reste à couper les deux fils au ras de l’enroulement.

Et voilà ! On ne voit plus qu’une petite bosse, qui finalement se fait très discrète.

(Avec un fil épais, ou de la grosse ficelle, c’est certainement moins esthétique, à tester…)

Si vous souhaitez, comme dans ma série de bois flottés multicolores, changer de couleur et recouvrir tout le morceau de bois,

recommencez, avec la même technique, en travaillant toujours de droite à gauche, et en serrant bien chaque couleur contre la précédente.

(Je me pose une question toute bête :

les gaucher(e)s travaillent-ils de gauche à droite ? Peu importe, en fait, il suffit juste d’enrouler en allant VERS la boucle)

*****

Avec cette technique, j’ai aussi réalisé deux porte-clés en quelques minutes !

J’ai utilisé :

du ruban (ou bande de tissu)

des anneaux brisés ou un anneau de porte-clés

du fil, du coton plus épais ou de la laine, ficelle…

J’ai plié le ruban en deux, enfilé l’anneau et cousu les deux extrémités.

Pour cacher la couture (j’aurais aussi pu faire un simple nœud, mais cela aurait été moins esthétique, je pense),

et consolider l’attache, j’ai utilisé la technique ci-dessus, en enroulant du fil de coton bien serré.

Mes deux grands ont chacun leur porte-clés, je n’en ai pas entendu parler…

S’ils s’en servent, ils ont dû résister à l’usage !

***

Voilà ! A vous de tester maintenant…

Et si vous avez de chouettes idées, ou des questions, contactez-moi par mail,

je ferai un article pour rassembler tout ça !!!

***

PS : je n’ai aucun droit sur ce tuto, je n’ai, comme je vous l’ai dit, rien inventé,

mais si vous le publiez sur votre blog, merci d’en citer la source, au vu du temps que j’y ai passé… 😉

 

Et une tournée de BD, une !

Elles aussi, lues depuis un certain temps, mais toutes sont très sympas, dans des genres bien différents…

Le Château des ruisseaux

Frédéric Poincelet et Vincent Bernière

Dupuis, 2012

Un docu-fiction en BD, basé sur des faits réels.

Une tranche de la vie de Jean, qui entre au Château des Ruisseaux, un centre thérapeutique de lutte contre la toxicomanie et la dépendance. Entre espoir et quotidien difficile, des raisons de croire à une vie meilleure se dessinent. Des illustrations en noir et blanc, sans cadre, avec de l’aquarelle, rendent bien le côté « flou » de l’entreprise.

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Le Perroquet des Batignolles, tome 1 : l’énigmatique monsieur Schmutz

Michel Boujut et J. Tardi, ill. Stanislas Barthélémy

Dargaud, 2012

La mise en images du feuilleton radiophonique diffusé sur France Inter il y a quelques années.

Un dessin très « ligne claire », en hommage à Hergé et à ce courant dont on retrouve les codes graphiques et les ressorts de l’intrigue, jusqu’au héros, à la houppette style Tintin !

C’est plaisant, un brin rétro sans être daté du tout. J’attends la suite pour connaitre le fin mot de cette histoire à rebondissements.

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Les Ignorants, récit d’une initiation croisée

Etienne Davodeau

Futuropolis, 2011

Une amitié entre un dessinateur (Davodeau him-self) et un vigneron… et nait le projet de cette BD documentaire passionnante : chacun va découvrir le métier, la passion, l’art de l’autre.

Moi qui n’ai jamais bu une goutte de vin de ma vie (mais lu déjà pas mal de BD, chacun son vice…), j’ai adoré. C’est beau, bien fait, jamais lassant et on sent tout l’amour du travail bien fait de part et d’autre. Une ode aux artisants-artistes

J’aimais déjà beaucoup Davodeau (« Rural ! », « Géronimo », « Lulu femme nue »…), mais là, chapeau bas !

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La Faute aux Chinois

A Ducoudray et François Ravard

Futuropolis, 2011

Quelle est la vie de la classe ouvrière aujourd’hui dans ce monde en crise ?

Entre réalisme et noirceur, entre chronique sociale et série noire. Pas très gai tout ça, mais ça fait pourtant une bonne BD.

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Les Racines du chaos, tome 1 : Lux

Cava et Segui

Dargaud, 2011

Angleterre, 1953, en pleine guerre froide. La venue de Tito, le dictateur yougoslave, suscite des remous. Alex, citoyen britannique d’origine yougoslave va être projeté du jour au lendemain au coeur d’une machination visant à éliminer le tyran.

Une BD entre histoire et récit policier, une intrigue soutenue à suivre dans les épisodes à venir…

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Affaires de famille

Will Eisner

Delcourt, 2011

Chronique familiale douce-amère, un peu rosse (c’est Will Eisner !). Une réunion de famille pour les 90 ans du patriarche, et les rancoeurs des héritiers sortent au grand jour…

Une BD en noir et blanc sur l’importance de la famille, parce que « c’est une affaire de famille » !

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L’Année du lièvre, tome 1 : au revoir Phnom Penh

Tian

Gallimard (bayou), 2011

Au Cambodge, l’histoire (autobiographique ?) d’une famille de « lettrés », qui débute en avril 75, lors de la prise de Phnom Penh par les Khmers Rouges. Fuite, danger, vie quotidienne aléatoire… Une BD très bien documentée, rigoureuse, pour essayer de raconter l’impossible deuil…

Un premier tome à suivre…

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L’Ile aux 30 cercueils

Marc Lizano

Hachette (Noctambule), 2011

Librement adaptée du roman de Maurice Leblanc, une sombre histoire de vengeance, entre policier et fantastique. Le dessin (en noir et rouge) et la mise en page rétro contribuent à l’atmosphère envoutante de cette histoire assez compliquée

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La Page blanche

Boulet, ill. Pénélope Bagien

Delcourt (mirages), 2011

Eloïse se réveille sur un banc de Paris, amnésique… Elle ne sait plus qui elle est, ce qu’est sa vie…

Une drôle d’histoire sur une drôle de fille, qui essaie de s’en sortir seule, et cherche finalement à savoir ce qui était important dans sa vie…

Illustration sympa, moderne, dynamique. Intéressant.

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Un peu de scrap sur ce blog…

Mais ce n’est pas de moi !

(vous avez cru que je bossais, pfff, même pas vrai !)

C’est Aurélie, alias Blogorel, qui organise un jeu pour son blog tout frais sorti sur le net !

Allez y vite, pour jouer c’est jusqu’au 12 octobre. Et si vous arrivez trop tard, n’hésitez pas à remonter dans les pages et à visiter, elle vous présente un scrap tout simple (mais très élaboré quand même hein ! Y’a du « matos » et du boulot derrière la simplicité !!!).

Deux cartes scrappées à gagner alors vite rendez-vous sur L’Orée du scrap !

(clic clic ICI)

(et d’ailleurs, si vous êtes observateur(trice),

vous aurez peut-être repéré « L’Orée du scrap » dans mes liens, car Aurélie, c’est ma cousine à moi !!!)

Qui a dit Bécassine ???!!!

Et elle aussi, elle fait dans le « papillon », comme moi…

Lectures…

Ça fait combien de temps que je n’ai pas publié sur ce blog ?

Ça fait combien de temps que je n’ai pas fait de compte-rendu de mes lectures ?

Pfouuu ! Mais qu’est-ce que je fais de mes journées ?

Voici donc quelques livres lus… ces derniers mois (!), en vrac…

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
De Jonas Jonasson
Éditions Presses de la Cité, 2011

Une histoire bien « loufdingue » : un centenaire s’évade de sa maison de retraite et entame un périple en forme de « road movie », enchainant rencontres et aventures.

Un résumé un peu court, qui ne rend pas hommage à ce livre foisonnant d’humanité, d’humour noir et d’aventures.

Quelques longueurs mais un bon souvenir de lecture…

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Le cas Sneijder
De Jean-Paul Dubois
Éditions de l’Olivier, 2011

Paul Sneijder est un miraculé. Début 2011, ce Français de 60 ans, installé au Canada, est sorti miraculeusement vivant d’un gravissime accident d’ascenseur. Il y a perdu sa fille aînée, Marie, venue lui rendre visite.
Bien que physiquement remis de ses blessures, il est psychologiquement faible, ressassant ses souvenirs, accumulant de la documentation sur les ascenseurs, ces boites qui nous transportent, où chacun essaie de conserver un minimum d’espace vital, reflets selon lui de la société.
Il tourne en rond, remettant sa vie en question, révélant peu à peu une dépression ancienne, qu’il se refuse à nommer : sa mésentente avec sa femme Anna, qui a toujours refusé d’accueillir et de voir Marie, née d’un premier mariage, ses fils jumeaux, clones indifférents de leur mère…
Il décide, au grand agacement de sa très brillante épouse, de prendre un travail de « Dog-Walker », c’est à dire de promeneur de chiens…

C’est Paul le narrateur. Le lecteur est donc aux premières loges pour ressentir les tourments, obsessions, angoisses, de Paul, une longue descente aux enfers, dans laquelle on ne sait quel parti prendre. Est-il parano ? Est-il ce loser qui s’est laissé dicter sa vie ? Ses fils sont-ils ces monstres d’égoïsme ? Anna est-elle vraiment la méchante ou bien faut-il aider Paul à son corps défendant ?
Et pourtant, ce roman assez noir n’est pas dépourvu d’humour, avec ces personnages décalés, de vrais « ovnis » ! Le héros lui-même est assez désopilant par moment…

Un roman surprenant, avec une fin ouverte et glaçante…

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Famille modèle

d’Eric Puchner

Editions Albin Michel, 2011

Les heurts et malheurs de la famille Ziller (Warren, le père, Camille, la mère, Dustin, le fils ainé, 18 ans environ, Lyle, sa soeur de 16 ans et Jonas, le petit dernier un peu bizarre), venue s’installer en Californie à cause de Warren, qui a cru faire fortune dans l’immobilier, et se retrouve ruiné.

Ainsi, après une vie confortable dans le Wisconsin, c’est la déchéance qui les guette dans leur nouvelle vie, sans que Warren ait eu le courage de l’avouer à sa famille.

Pourtant, le manque d’argent n’est pas ce qui leur arrivera de pire… Il parait que les gens heureux n’ont pas d’histoire, et bien là… c’est en tout cas confirmé que les gens malheureux en ont une !

Je n’en dis volontairement pas plus, aux lecteurs de découvrir les différents personnages, très fouillés, leurs rapports entre eux, leur rapport à la famille…

Un récit un peu long à démarrer, mais arrivée au point de basculement du récit (car il y en a un), je ne l’ai plus lâché !

La fin laisse un sentiment un peu amer, de gâchis… Un roman sur la désillusion, l’effondrement, et le rêve américain, qui, bien sûr, n’est plus ce qu’il était…

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La Tour d’arsenic

d’Anne Ragde

Editions Balland, 2011

Une saga familiale sur trois générations de femmes, en Norvège. Une histoire très touffue, à plusieurs voix. Pas inintéressant du tout, mais sur 500 pages, il y a parfois de quoi s’y perdre.

Par l’auteur de la trilogie des Neshov (déjà chroniquée sur ce blog), mon gros « coup de coeur » de ces dernières années. Un peu déçue par ce roman-là, mais Anne Ragde reste une grande auteure !

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So Shocking !

d’Alan Bennett

Editions Denoël, 2011

Toujours l’humour british d’Alan Bennett (« La Reine des lectrices », entre autres), pour ce roman constitué en fait de deux longues nouvelles.

On y découvre la vie de deux quinquagénaires anglaises, Mrs Donaldson et Mrs Forbes, dont la vie n’est pas si rangée que ça…

On passe un bon moment, mais ce n’est pas impérissable.