Des lectures déjà anciennes mais dont je garde le parfum…

Moi et toi

de Niccolo Ammaniti

Editions Laffont, 2012

moiettoi

Italie, années 2000. Lorenzo est un garçon différent. A 14 ans, il est mal dans sa peau, n’a pas d’amis, est couvé par sa mère qui souhaiterait tant qu’il soit « comme les autres »…

Alors, un jour, Lorenzo lui annonce qu’il est invité par une camarade de classe pour une semaine au ski. Ainsi, il peut contenter sa mère (au prix de divers stratagèmes compliqués), et cette semaine, il va la passer dans la cave, où personne ne va jamais, tout seul, tranquille, fuyant le monde et sa propre incapacité à y trouver sa place.

Mais un jour débarque Olivia, sa demi-soeur…

Le roman s’ouvre et se ferme sur deux courts chapitres datés de 2010. Entre les deux, les souvenirs de Lorenzo et de cette semaine décisive qui le fit changer.

Difficile de commenter sans en dire plus. Un roman court, mais fort, sur l’adolescence, les relations familiales, le mal-être…

C’est superbe, bien écrit, poignant, et m’a rappelé fortement pour sa tension dramatique « Je n’ai pas peur » du même auteur, bien plus que « la fête du siècle », d’un autre genre et qui m’a moins marqué.

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Les larmes noires de Mary Luther

de Anna Jean Mayhew

Editions Balland, 2013

larmesnoires

1954, en Caroline du nord. La jeune June, 14 ans, part en vacances avec sa mère, ses frère et sœurs, et Mary, leur bonne noire.

Cet été-là, les évènements qui vont s’y produire, vont la faire grandir, et l’amener à ouvrir les yeux sur la condition des noirs, et par ricochet, sur sa propre condition d’enfant malmenée par son père.

On en apprend beaucoup sur l’ambiguïté des sentiments entre maîtres blancs et serviteurs noirs, entre amitié, respect et rejet, entre les enfants blancs, qui ont développé des sentiments envers leur « seconde » maman, et leur bonne noire, elle-même très aimante, même si elle y a sacrifié sa vie personnelle, mais qui est sans cesse renvoyée à sa condition par les traditions et les lois.

Un livre dur, même si tout est feutré au début, et qui montre bien la société américaine d’après-guerre, encore très partagée entre les ségrégationnistes et ceux qui souhaiteraient plus de justice et d’égalité (ce ne sont pas les plus nombreux !!!).

Un roman qui ne laisse pas indifférent.

à rapprocher du roman « la couleur des sentiments »

https://lebdd36.wordpress.com/2011/01/11/la-couleur-des-sentiments/

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