Archives du mot-clé BD

Et une tournée de BD, une !

Elles aussi, lues depuis un certain temps, mais toutes sont très sympas, dans des genres bien différents…

Le Château des ruisseaux

Frédéric Poincelet et Vincent Bernière

Dupuis, 2012

Un docu-fiction en BD, basé sur des faits réels.

Une tranche de la vie de Jean, qui entre au Château des Ruisseaux, un centre thérapeutique de lutte contre la toxicomanie et la dépendance. Entre espoir et quotidien difficile, des raisons de croire à une vie meilleure se dessinent. Des illustrations en noir et blanc, sans cadre, avec de l’aquarelle, rendent bien le côté « flou » de l’entreprise.

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Le Perroquet des Batignolles, tome 1 : l’énigmatique monsieur Schmutz

Michel Boujut et J. Tardi, ill. Stanislas Barthélémy

Dargaud, 2012

La mise en images du feuilleton radiophonique diffusé sur France Inter il y a quelques années.

Un dessin très « ligne claire », en hommage à Hergé et à ce courant dont on retrouve les codes graphiques et les ressorts de l’intrigue, jusqu’au héros, à la houppette style Tintin !

C’est plaisant, un brin rétro sans être daté du tout. J’attends la suite pour connaitre le fin mot de cette histoire à rebondissements.

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Les Ignorants, récit d’une initiation croisée

Etienne Davodeau

Futuropolis, 2011

Une amitié entre un dessinateur (Davodeau him-self) et un vigneron… et nait le projet de cette BD documentaire passionnante : chacun va découvrir le métier, la passion, l’art de l’autre.

Moi qui n’ai jamais bu une goutte de vin de ma vie (mais lu déjà pas mal de BD, chacun son vice…), j’ai adoré. C’est beau, bien fait, jamais lassant et on sent tout l’amour du travail bien fait de part et d’autre. Une ode aux artisants-artistes

J’aimais déjà beaucoup Davodeau (« Rural ! », « Géronimo », « Lulu femme nue »…), mais là, chapeau bas !

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La Faute aux Chinois

A Ducoudray et François Ravard

Futuropolis, 2011

Quelle est la vie de la classe ouvrière aujourd’hui dans ce monde en crise ?

Entre réalisme et noirceur, entre chronique sociale et série noire. Pas très gai tout ça, mais ça fait pourtant une bonne BD.

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Les Racines du chaos, tome 1 : Lux

Cava et Segui

Dargaud, 2011

Angleterre, 1953, en pleine guerre froide. La venue de Tito, le dictateur yougoslave, suscite des remous. Alex, citoyen britannique d’origine yougoslave va être projeté du jour au lendemain au coeur d’une machination visant à éliminer le tyran.

Une BD entre histoire et récit policier, une intrigue soutenue à suivre dans les épisodes à venir…

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Affaires de famille

Will Eisner

Delcourt, 2011

Chronique familiale douce-amère, un peu rosse (c’est Will Eisner !). Une réunion de famille pour les 90 ans du patriarche, et les rancoeurs des héritiers sortent au grand jour…

Une BD en noir et blanc sur l’importance de la famille, parce que « c’est une affaire de famille » !

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L’Année du lièvre, tome 1 : au revoir Phnom Penh

Tian

Gallimard (bayou), 2011

Au Cambodge, l’histoire (autobiographique ?) d’une famille de « lettrés », qui débute en avril 75, lors de la prise de Phnom Penh par les Khmers Rouges. Fuite, danger, vie quotidienne aléatoire… Une BD très bien documentée, rigoureuse, pour essayer de raconter l’impossible deuil…

Un premier tome à suivre…

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L’Ile aux 30 cercueils

Marc Lizano

Hachette (Noctambule), 2011

Librement adaptée du roman de Maurice Leblanc, une sombre histoire de vengeance, entre policier et fantastique. Le dessin (en noir et rouge) et la mise en page rétro contribuent à l’atmosphère envoutante de cette histoire assez compliquée

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La Page blanche

Boulet, ill. Pénélope Bagien

Delcourt (mirages), 2011

Eloïse se réveille sur un banc de Paris, amnésique… Elle ne sait plus qui elle est, ce qu’est sa vie…

Une drôle d’histoire sur une drôle de fille, qui essaie de s’en sortir seule, et cherche finalement à savoir ce qui était important dans sa vie…

Illustration sympa, moderne, dynamique. Intéressant.

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C’est le printemps de la BD au BDD !

Je viens de faire une « cure » de BD, pour changer un peu… Et il y en a pour tous les goûts !

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Quatre soeurs, volume 1 : Enid

de Malika Ferdjoukh, ill. Cati Baur

Editions Delcourt, 2010

Lue depuis déjà pas mal de temps, cette BD est l’adaptation du premier tome de la série de romans du même nom de Malika Ferdjoukh.

Une bonne adaptation, fidèle et intéressante, malgré un récit forcément condensé par rapport au roman.

A travers l’histoire de la plus jeune des sœurs, Enid, c’est toute cette fratrie (de sœurs uniquement !) que l’on découvre. Une famille attachante, loufoque et soudée face à l’adversité (les parents sont décédés et c’est un peu la débrouille avec une maison, personnage à part entière d’ailleurs, qui part en déconfiture).

Une série prometteuse, j’attends la suite.

Public : pour tous dès 10-12 ans.

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Château de sable

de Pierre Oscar Levy, ill. Frederik Peeters

Editions Atrabile, 2010

Une plage, l’été. Arrivent à tour de rôle 13 personnages, dont le destin va basculer face à un événement fantastique…

Cette fable un peu dérangeante est géniale. Face à un destin en accéléré, les personnages vont se révéler peu à peu, et tous les travers de la société sont représentés.

Je n’en dis pas plus volontairement, car le récit est « scotchant », la fin aussi, donc à vous de le découvrir ! Une réussite !

Public : adultes

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Un coin de ciel bleu

tome 1 : l’odeur du foin

tome 2 : le bruit des pas dans la neige

de Jarry, Deplano et Fabris

Editions Delcourt, 2009-2011

Une série BD humoristique, avec des gags d’une page, tranches de vie de bobos de la ville (Papa, Maman et la fillette), qui découvrent la vie à la campagne.

Dans la veine du « Retour à la terre », de Manu Larcenet, que j’adore , mais en beaucoup plus léger.

En tout cas, très agréable à lire et j’ai beaucoup ri !

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La princesse du sang (2 volumes)

de Cabanes et Jean-Patrick Manchette

Editions Dupuis (Aire libre), 2009

Un récit policier de bonne facture, adaptation d’un roman de Manchette.

C’est plutôt bien, mais j’ai moins accroché, par goût tout simplement.

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Le Dernier brame

de Jean-Claude Servais

Editions Dupuis (Aire libre), 2011

Une histoire mêlant nature, fantastique, onirisme et tourments d’un écrivain en panne d’inspiration. On retrouve les thèmes chers à Servais, mais ce n’est plus aussi bon qu’au temps de « Les Saisons de la vie » ou bien de « La Tchalette ».

Le dessin est toujours aussi beau, très soigné, réaliste, mais l’histoire m’a beaucoup moins plu. Il vaut mieux relire les titres du début.

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Les Lumières de la France, vol. 1 : la comtesse Eponyme

de Joann Sfar

Editions Dargaud, 2011

L’époque des Lumières en France, cette fin du 18ème siècle pleine de promesses et de contradictions, avec des personnages « ébouriffants » !

La Comtesse qui s’ennuie auprès de son philosophe de mari,  et qui s’encanaille volontiers avec les domestiques (à condition quand même qu’ils restent à leur place, non mais ! ).

Le mari qui se pose des questions sur l’esclavage, mais ne souhaite tout de même pas perdre sa fortune acquise dans le commerce triangulaire…

L’histoire vue par Joann Sfar, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça décoiffe à fond !

C’est truculent à souhait, ça passe ou ça casse, moi, j’ai bien rigolé et j’attends la suite !

Public : adultes

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Frenchman

de Patrick Prugne

Editions Daniel Maghen, 2011

Un petit bijou dessiné à l’aquarelle, c’est superbe !

L’histoire de deux amis normands, au début du 19ème siècle, l’un noble, l’autre fils de paysans, embarqués malgré eux en Louisiane, du temps où la France possédait ce territoire encore dangereux, car non « pacifié »…

Une belle histoire, des illustrations somptueuses, un tel régal que j’aurais souhaité une suite !

public : adultes

Du même auteur : Canoë Bay, tout aussi bien.

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En attendant que le vent tourne

de Blaise et Robin Guinin

Editions Casterman, 2011

Jolie petite histoire d’enfants qui découvrent la vengeance, la culpabilité et la contradiction des sentiments.

Sous ces airs enfantins, c’est une BD pleine de finesse, dans laquelle chacun peut trouver son compte.

Lisible dès 10 ans, et pour tous ensuite.

BD

La mort de Staline

une histoire vraie… soviétique

de Fabien Nury

illustrations de Thierry Robin

Éditions Dargaud, 2010

Staline se meurt. Entre ceux qui crèvent de trouille et ceux qui préparent la succession (et leur avenir), le microcosme du Comité Central est à la manoeuvre.

Glaçant, cynique et grotesque à la fois, on s’y croirait !

Un bon scénario (avec une bonne part de réalité, mais on ne saurait inventer mieux que les soviétiques en histoires abracadabrantesques, non  !), un dessin sombre et plutôt réaliste.

Une bonne BD, édifiante… J’attends le tome 2.

Quelques bandes dessinées…

Le Sang des bâtisseurs, livre 1

de Michael Le Galli et Marie Jaffredo

Editions Vents d’Ouest, 2010

Au Moyen Age, Margot Saint-Benoît reprend le chantier d’une abbaye en construction après le décès brutal et mystérieux de son prédécesseur. Malgré sa condition de femme et l’hostilité plus ou moins larvée des ouvriers, son savoir-faire est indéniable et elle a l’appui du seigneur du lieu,  Messire Bertrand, frère de la future abbesse.

Pourtant, Margot se met à souffrir d’hallucinations macabres et les décès et accidents se multiplient sur le chantier…

Une belle héroïne dans un monde et une époque où ce n’était pas gagné, une atmosphère semblable à celle du film « Le nom de la rose »,  de belles illustrations dans des tons sombres… tout y est pour passer un bon moment.

Ce n’est pas révolutionnaire dans le genre mais de belle facture. J’attends la suite.

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L’Ecole Capucine

2 volumes : Venin de village et

de Jean-Blaise Djian et Vincent

Editions Vents d’Ouest, 2009-2010

1852 en Bretagne. Honoré Pencre’ch et sa femme Camille reviennent pour la 1ère fois depuis 20 ans à Kerfilec, leur village natal. Parisiens exilés, ils sont revenus avec une intention bien précise (pas forcément la même pour les deux…), mais laquelle ?

La petite île de Dourduff, surtout, attire leur attention, avec son école Capucine, tenue par Mlle Hortense et un ancien bagnard au passé mystérieux.

Un secret couve ici depuis longtemps et il va falloir qu’il éclate en plein jour…

Une histoire originale, du mystère, des rancoeurs. Une bonne BD, qui a l’avantage d’être terminée en 2 tomes.

La Petite fille de Bois-Caïman

La Petite fille de Bois-Caïman (2 volumes)

de François Bourgeon

Editions 12Bis, 2009-2010

25 ans après la parution des 5 volumes de sa série BD « Les Passagers du vent », François Bourgeon a donné une suite à l’histoire de l’héroïne, Isa.

Le sud des Etats-Unis, au temps de la fin de l’esclavage, à une époque où se mélanger, pour les Noirs et les Blancs, était encore un crime…

C’est toujours aussi chouette, l’histoire se tient en 2 tomes, mais l’idéal est de (re)lire les volumes précédents, qui avaient, déjà à leur époque, fait date.

Un « incontournable », comme on dit, de la BD, à lire absolument !

Rangements ludiques et de récup

La chambre de Mathurin a été réaménagée (grandes armoires et étagères), avec l’espoir qu’il y ait (enfin) un peu moins de bazar partout et, surtout, par terre…

Je ne crois pas que nous puissions atteindre ce but, malgré force cris et menaces…

J’ai pourtant multiplié les panières et les boîtes pour qu’il fasse du tri, et accessoirement qu’il retrouve ses affaires sans :

« MAMAAAAAN !!!!! JE NE TROUVE PAS MON…. MA…. MES…. »

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Les boîtes, donc, objet de l’article de ce jour…

Une boîte de pâtes de fruits, très solide ;

Une boîte de tisanes, idem ;

Une boîte à chaussures, idem et non photographiée ;

Une couche de Gesso pour l’une,

du vernis-colle et des pages de vieux magazines « Spirou » pour toutes,

et de nouveaux rangements TRÈS ATTRACTIFS pour le fiston !

(Non, pas si attractifs que ça… bon, tant pis, on essaiera encore… 😦 )

Le week-end dernier, c’était Bandes Dessinées !

J’ai pioché parmi les dernières reçues à la bibliothèque, et je ne suis pas mécontente de mon choix.

Des suites, d’abord :

Des gens honnêtes

de Christian Durieux et Jean-Pierre Gibrat

Editions Dupuis (Aire Libre), 2010 (2009 pour le volume 1)

La chronique douce-amère d’une tranche de vie aujourd’hui.

A 53 ans, Philippe perd son travail et son épouse le quitte. C’est le début d’une descente aux enfers, entre ses deux grands enfants qui vivent leur vie, ont leurs propres problèmes, mais le soutiennent, la grand-mère à qui on ne dit rien, le bon copain qui d’ailleurs n’en est peut-être pas vraiment un…

Dans le 2ème volume, on voit Philippe reprendre du poil de la bête. Il s’occupe de son petit fils, se découvre un nouvel ami libraire érudit et amateur de grands crus (des pages savoureuses sur les déclamations d’œuvres littéraires, arrosées de bon vin !), et va, peut-être, se trouver un nouvel emploi.

Une BD sympathique, où les gens, leur vie sont au chœur de l’intrigue.

C’est très agréable, généreux et humain, tout simplement.

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Silex and the city

volume 1 et 2 (Réduction du Temps de Trouvaille)

de Jul

Editions Dargaud, 2009-2010

Non, non, à la Préhistoire, les préoccupations n’étaient pas seulement la chasse et la survie.

Les « préhistoriques » « pensaient » aussi, la preuve en BD, en suivant les péripéties de la famille Dotcom.

Blog, le père, est prof de chasse, et sa femme Spam est prof de préhistoire-géo en ZEP (zone d’Evolution Prioritaire).

Leurs deux ados, Web la fille et Url le fils, ont, bien sûr, les mêmes préoccupations que les ados d’aujourd’hui : fashion-victim ou alter-darwiniste radical (anti-fourrure, anti-chasse, anti-feu, anti-tout, quoi…)

Des jeux de mots, des anachronismes, des trouvailles rigolotes ou plus convenues. Tout n’est pas « génial », il y a quelques « facilités » et gags répétitifs, mais l’ensemble se laisse lire sans déplaisir.

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Les Bidochon n’arrêtent pas le progrès

de Binet

Editions Fluide Glacial, 2010

Dans ce volume (le 20ème !), Robert Bidochon est « accro » aux gadgets à la mode : la cheminée réversible, le pousse-bouchon, le ramolibeur, le cric gonflable, le simulateur de présence, l’oreiller cervical, ou bien l’oreiller anti-rides… ils les a tous !!!!

Et bien sûr, cela ne fonctionne pas toujours parfaitement….

Une mention spécial au « poivrier éclairant », prétexte aux meilleurs gags de l’album (et clin d’oeil familial…)

J’avais été très déçue par le volume précédent, les Bidochon internautes, qui ne faisait pas vraiment rire. Dans cet album, j’ai retrouvé le « mordant » des Bicochon d’il y a quelques années.

Un assez bon cru, donc.

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Puis de nouvelles séries :

Back in town, volume 1 : gloire aux trottoirs !

de Baraou et Hubesch

Editions Dargaud (Poisson Pilote), 2010

Après 5 années passées à la campagne (le « retour à la terre » des bobos…), un couple de Parisiens et leur petite Mona revient habiter dans la capitale.

Finie la corvée de la tondeuse, finies les crottes de mouches sur les vitres, finis le ménage en grand et la boue sur les chaussures…

Même l’appart minuscule qu’ils parviennent à se dégotter, la pollution et le bruit leur paraissent divins et rien n’entame leur enthousiasme de se retrouver au « coeur » de la vie citadine.

Une BD qui est le pendant du « Retour à la terre » de Ferri et Larcenet, que j’avais adoré (ICI).

Bien vu sans être caricatural (ah ! le passage des 200 m2 habitables, sur 3000 m2 de terrain, au 3 pièces en location pour le même prix !), rigolo, la petite Mona qui découvre avec candeur la « diversité » à l’école…, une BD prometteuse.

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Bienvenue, volume 1

de Marguerite Abouet

Editions Gallimard (Bayou), 2010

La vie de Bienvenue (ah ! quel prénom ridicule selon sa propriétaire !), jeune étudiante aux Beaux Arts à Paris, entre sa cousine et colocataire Lola, ses voisins de toutes nationalités, ses copines, ses petits boulots pour boucler les fins de mois, et  sa mère, un peu envahissante…

Bienvenue, une jeune fille décidée, qui sait ce qu’elle veut, mais est quand même très soucieuse des autres et généreuse de son temps, au milieu d’une foule de personnages de tous horizons.

La dernière œuvre de Marguerite Abouet, jeune auteure-illustratrice d’origine ivoirienne, après « Aya de Yopougo » et Akissi (deux BD très intéressantes qui se passent en Afrique).

Bienvenue a d’ailleurs beaucoup de ressemblances avec Aya, du point de vue du caractère, même si l’une est blanche et l’autre noire.

La disponibilité aux autres, la gentillesse, la détermination n’ont pas de couleur pour les héroïnes de Marguerite Abouet.

Une lecture qui donne la PÊCHE !