Archives du mot-clé Récit

Lectures récentes

C’est qui Catherine Deneuve ?
De Dominique Resch
Editions Autrement, 2012

Ce n’est pas un roman, mais un récit, témoignage de l’auteur, prof de Français et d’histoire-géo dans un lycée professionnel des quartiers nord de Marseille.
C’est drôle, plein d’autodérision, mais aussi d’humanité et de bonté envers ces élèves particuliers.
Un professeur comme on aimerait en voir tous les jours pour une lecture à la fois instructive et plaisante.
Dans la veine de « Entre les murs » de François Bégaudeau.

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La liste de mes envies
De Grégoire Delacourt
Editions Lattès, 2012

Jocelyne est mercière à Arras. Elle est mariée à Jocelyn ( ?!), et mère de deux grands enfants qui vivent maintenant leur vie loin d’elle.
Elle déprime un peu, vivote dans sa petite vie qu’elle trouve bien fade.
Un jour, poussée par ses amies, elle joue au Loto et gagne… 16 millions d’euros !!!
Paniquée par cette somme énorme, elle n’en dit rien à personne, va toucher son chèque mais le cache. Que va-t-elle devenir ? Qu’est-ce que cela va changer pour elle ? Et si, finalement, elle ne voulait pas changer de vie ?
Un roman qui commence assez légèrement, mais dont l’évolution surprend.
Finalement, c’est quoi la liste de nos envies ?
Un bon souvenir de lecture

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La Réparation

de Colombe Schneck

Editions Grasset, 2012

Un livre rédempteur pour la journaliste Colombe Schneck, dans lequel elle raconte comment elle a enfin soldé, ou du moins, « digéré », une partie de l’histoire de sa famille, une famille juive d’origine lituanienne, décimée par le régime nazi.

Du poids des secrets de famille sur les générations futures…

Un livre prenant et émouvant.

 

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Un immense asile de fous

Ce pourrait être à la maison quelquefois, mais c’est ici le titre du dernier livre que j’ai lu !

Un Immense asile de fous

Récits d’un village anglais

de Louis de Bernières

Editions Mercure de France, 2011

Entre fictions et récits, une suite de portraits pour dépeindre les habitants d’un charmant village anglais, nommé Notwithstanding.

Ils sont anglais, donc ils sont charmants, loufoques, excentriques, un peu dingues même, mais attachants.

Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, juste une succession de chroniques entre vrai et faux, mélange de souvenirs et d’histoires rapportées, faisant partie du folklore de tout village de campagne (anglais ou non).

Des personnages hauts en couleurs, beaucoup de tendresse dans les descriptions.

C’est plaisant à lire, même si je m’attendais à plus d’originalité et un peu moins de longueurs.

Cela reste un bon moment de lecture, qui peut même se fractionner pour le déguster à petites doses.

 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait part de mes lectures sur ce blog (j’ai dû en « zapper » quelques unes) ; il faut dire que je viens de lire une dizaine de bouquins pour la jeunesse, dont aucun ne m’a paru vraiment très intéressant à chroniquer.

Fête des mères : un coup de coeur !

Fête des mères

de Florence Emptaz

Ed. Stock, 2009

NON NON, je ne suis ni en avance, ni en retard sur cette traditionnelle fête du printemps !

Fête des mères, c’est le titre de l’excellent petit bouquin (165 pages) que je viens de terminer.

Florence Emptaz y décrit la relation compliquée qu’elles ont eu, sa sœur et elle, avec leur mère.

Une mère atypique, ô combien !, qui a toujours été plus préoccupée par les futilités que par ses enfants, qui a quitté le foyer conjugal très tôt, et ne s’est jamais intéressée vraiment à ses filles.

Une mère impensable, qui a vécu toute sa vie avec le traumatisme de sa propre enfance, et n’a jamais pu ni voulu le dépasser, reportant son mal-être et sa pseudo légèreté sur ses enfants.

Difficile à résumer, mais très bien fait, sans pathos, et malgré tout avec beaucoup d’amour de la part de Florence Emptaz pour cette mère improbable et pourtant irremplaçable.

La dernière phrase du récit :

« Elle a gardé sa colère pour elle, mais, à travers son histoire – avec nous ou sans nous -, elle nous l’a transmise. Je n’en veux plus. »

Un grand moment de lecture…

Le Dernier Américain

Le Dernier Américain

d’Elizabeth Gilbert

Calmann-Lévy, 2009

Il y a bien longtemps que je n’ai pas rendu compte de mes lectures les plus récentes.

Après de nombreuses lectures « jeunesse », plus ou moins obligatoires (hé, oui-oui-oui m’sieurs-dames, bibliothécaire, ce n’est pas toujours lire ce que l’on a envie de lire 😦 ! ; pour un peu, je me ferais plaindre yark yark, alors que je suis une victime plutôt consentante de la lecture !), un retour vers des romans QUE J’AVAIS ENVIE DE LIRE depuis longtemps !

Le dernier Américain n’est pas vraiment un roman, d’ailleurs.

C’est l’histoire d’Eustace Conway, un Américain d’une bonne trentaine d’années maintenant, qui a décidé dès son plus jeune âge, dans les années 70-80, de reconcer au confort de la vie moderne pour s’installer dans un tipi et vivre en accord avec la nature.

Tout ce dont il a besoin, Eustace le construit, le fait pousser ou le chasse. Et cela dure dans le temps !

J’avoue que cette thématique, d’un écolo avant l’heure, qui vit vraiment en accord avec ses idées, cela me tentait bien.

Mais je suis assez déçue de ma lecture, que j’ai d’ailleurs terminée en diagonale. Si le personnage reste fascinant, c’est le texte, l’écriture qui ne sont pas terribles. C’est haché, et pas très passionnant.

Dommage, je m’attendais à un beau récit…